Appartenant à des agents de sociétés privées de gardiennage
4 fusils de chasse volés récupérés par la police


Une source proche du dossier de la lutte antiterroriste explique que le GSPC a tenté de profiter du climat d'instabilité et des dernières émeutes pour s'infiltrer, surtout dans la capitale. Selon une source sécuritaire, les investigations des services de la Police judiciaire de la sûreté de wilaya (SW) d'Alger ont abouti à la récupération de 4 fusils de chasse volés à des agents de sécurité armés travaillant dans des usines et entreprises ciblées par les émeutiers et les pilleurs à l'est de la capitale. Ces armes appartiennent à des sociétés privées de gardiennage. L'enquête se poursuit toujours pour déterminer les dessous de ce vol d'armes, indiquent nos sources. Même si les premiers éléments des enquêtes initiées ont fait ressortir que parmi les personnes impliquées figureraient des repris de justice impliqués dans des affaires de droit commun qui visaient  probablement à commettre des hold-up avec ces armes, les enquêteurs n'écartent pas que ces celles étaient peut-être destinées à être acheminées vers les groupes terroristes, ce qui a d'ailleurs poussé les services de sécurité à exploiter tout renseignement et à déployer tous les efforts possibles pour les récupérer. Une source proche du dossier de la lutte antiterroriste explique que le GSPC a tenté de profiter du climat d'instabilité et des dernières émeutes pour s'infiltrer, surtout dans la capitale. “C'est le moment opportun pour les cellules dormantes de soutien et logistique d'activer à l'ombre des émeutes”, indique cette même source. Cela a donc suscité des interrogations sur les vols précisément d'armes, de médicaments et de denrées alimentaires en quantité. La polyclinique de Dergana à l'est d'Alger  a été saccagée lors des émeutes et un lot important de médicaments a été volé et détourné vers une destination inconnue. Les forces de l'ANP ont renforcé le dispositif pour déjouer toute tentative terroriste, ce qui a d'ailleurs abouti à l'élimination de plusieurs terroristes qui envisageaient de commettre des attentats ou simplement rendre visite à leur famille pendant les derniers troubles, apprend-on de même source . Le GSPC, qui a subi de lourdes pertes en  2010, a tenté de profiter de cette  situation pour “se mettre bien en vue” alors qu'il avait jusque-là gardé le silence total quant à ses pertes, y compris après l'annonce de la neutralisation  de son “émir” national lors de l'opération militaire de Sidi Ali-Bounab. Cette organisation terroriste a  diffusé avant-hier deux messages audio de son chef, Droukdel. C'est la première “apparition” de ce dernier depuis des mois et l'objectif est de prouver qu'il est toujours en vie et, en même temps, de manipuler par ces messages les émeutes, comme lors des émeutes de Diar Echems, où il avait publié un communiqué. Renforcement du dispositif des GGF aux frontières Les gardes frontières ont renforcé le dispositif de surveillance ces derniers jours,  suite aux émeutes en Tunisie. On apprend d'une source sûre que plusieurs éléments des GGF se sont déployés sur les bandes frontalières à l'ouest, à l'est et au sud du pays pour déjouer toute tentative des contrebandiers et narcotrafiquants qui profiteraient de ces situations. À Tindouf, les GGF ont réussi à intercepter des tonnes de kif traité en provenance du Maroc et un gendarme a été tué par des narcotrafiquants armés. Les GGF aux frontières sont sur le qui-vive pour repousser une éventuelle entrée des familles tunisiennes qui voudraient franchir les frontières vers l'Algérie. Selon des sources locales bien informées, des familles tunisiennes dans la région de Gafsa, la ville frontalière tunisienne proche de la ville algérienne d'El-Oued, ont hissé le drapeau national algérien et ont entonné des slogans comme “Vive Bouteflika” et “Ya hakem arwah lina, El-DjazaÏr kbira lina” (Président, viens nous voir, l'Algérie est assez grande pour nous).


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